Pensé pour le bâti localLes Chartrons sont l'ancien quartier des négociants en vin, et le bâti en garde la trace : hôtels et immeubles du XVIIIe siècle en pierre blonde le long du quai, avec balcons en fer forgé et vue sur la Garonne, maisons de ville et immeubles de rapport du XIXe sur la rue Notre-Dame et ses perpendiculaires, anciens chais et entrepôts convertis en lofts et en plateaux à double hauteur. Les appartements typiques offrent parquet, cheminées de marbre, moulures, trois mètres sous plafond et souvent un mur de pierre laissé apparent lors de la rénovation. Le défaut est structurel : les parcelles sont profondes et étroites, les immeubles n'ont qu'une façade, et la pièce du milieu ne reçoit que la lumière d'une cour ou d'un puits de jour ; en photo, la chambre ou la salle à manger centrale paraît sombre et le plan semble compliqué. Nombre de biens en vente sortent d'une location ou d'une succession, meublés dans un esprit qui date l'annonce avant même la deuxième photo. Le désencombrement numérique rend à chaque pièce ses murs de pierre et sa lumière, puis le mobilier est posé à l'échelle, clair et bas dans les pièces centrales, plus généreux sur le quai où la Garonne remplit la fenêtre. La pierre, les cheminées et les moulures restent précisément en place ; seule la façon d'habiter les Chartrons devient visible, celle que l'acheteur parisien vient chercher.
Pourquoi ça marche aux ChartronsLes Chartrons sont le premier réflexe des acheteurs qui découvrent Bordeaux depuis Paris : à deux heures de TGV, avec le tram sur le quai, les antiquaires, le marché des Chartrons et le Jardin Public à pied, le quartier concentre la demande de cadres en mobilité, de familles qui rentrent en province et d'investisseurs en résidence secondaire. La demande dépasse l'offre, et un bon appartement en pierre reçoit ses premières demandes de visite dans la journée sur SeLoger, souvent de la part d'acheteurs qui ne se déplaceront que s'ils sont déjà convaincus. Dans un quartier où toutes les annonces disent pierre blonde, parquet, cheminée et trois mètres sous plafond, c'est la photo qui sépare le bien qui se visite du bien qui se compare. Un séjour meublé face au mur de pierre, une pièce centrale rendue accueillante et le quai visible depuis le canapé racontent l'appartement avant le voyage. La page de présentation par bien permet en plus d'envoyer les vues à un acheteur de Paris qui décidera de son week-end sur cette base.